Décidément Nicolas Sarkozy ne peut rester dans l'ombre plus de 24 heures. Alors que ses prédécesseurs appréciaient leurs paisibles vacances, à l'abri des caméras, notre actuel
Président a choisi de passer les siennes sous les objectifs des paparazzi. Il paraît que cela aussi s'appelle "la rupture". Et on nous dit un peu partout qu'il faut faire avec son temps et
que nous sommes à l'heure de la "peopolisation" de la vie politique.
En tout cas, il lui a fallu les interrompre quelques heures hier pour désamorcer le début de polémique que suscitait son farniente américain dans une luxueuse villa louée 30 000 dollars la
semaine. On ne peut s'empêcher de tirer deux conclusions : 1° Monsieur Sarkozy a des goûts de luxe. 2° Monsieur Sarkozy a beaucoup d'amis très riches. Vous me répondrez "C'est son droit" ou "Tant mieux pour lui" et vous aurez tout à fait raison. Nicolas Sarkozy incarne une autre façon de faire de la politique mais là où
nous sommes en droit de nous interroger c'est sur la cohésion avec la politique qu'il veut imposer aux Français. Ne trouvez vous pas qu'il est indécent de refuser un coup de pouce au SMIC et dans
la foulée de prendre ses quartiers d'été dans une villa de plus de 200 mètres carrés ?
Blog de Frédéric Le
Loc'h
