Bonjour à tous, les vacances
s'achèvent sous le soleil en tout cas dans de meilleures conditions météorologiques qu'elles n'avaient commencé. Après plusieurs semaines de mutisme du à un déménagement pour le moins chaotique,
ce blog reprend vie. Je profite de l'ouverture de l'université d'été du parti socialiste à La Rochelle pour faire ma rentrée politique moi aussi. Comme de nombreux militants, j'aurai bien
aimé y participer car j'ai le souvenir encore bien vivant des tables-rondes de l'édition 1996. J'avais notamment assisté à un exposé des plus intéressants sur la réduction du temps de travail. A
l'époque les 35 heures n'existaient pas encore dans le quotidien des Français mais Michel Rocard s'était employé sous la chaleur à nous faire l'exposé d'une semaine de 32 heures...
Je n'y serai donc pas cette année mais je ne pourrai me taire sur les commentaires des uns et des autres. Alors que l'heure est à la reconstruction ou à la refondation (chacun choisira),
plusieurs caciques socialistes (et pas forcément des éléphants) ne peuvent s'empêcher de distribuer les coups. Je lis encore ce matin les déclarations du fossoyeur de l'Education nationale,
Claude Allègre, qui déclare avec fracas, comme à son habitude, que François Hollande est "un magouilleur... qui a mis un bordel noir au PS". Si le Premier secrétaire ne peut faire l'économie de
son bilan pour dix années de mandat, il est totalement scandaleux de lui faire porter l'entière responsabilité des échecs successifs. Hollande a dirigé la maison comme il a pu, avec maladresse
quelques fois mais en sachant aussi créer des moments heureux. Hollande n'est pas le seul responsable. Nous savons tous que le Parti socialiste a une direction collégiale et que les
torts sont donc partagés. En ce qui me concerne, s'il fallait choisir un bouc émissaire ce ne serait sûrement pas celui-là. Les échecs de 2002 et 2007 sont davantage liés à des déceptions et
des frustrations de l'électorat qui font suite à une pratique du pouvoir entre 1997 et 2002. Le Parti socialiste doit tourner la page des années Jospin, c'est ce que je souhaite
fortement et je m'y emploierai à ma façon de militant.
Les socialistes feront donc leur rentrée dès ce vendredi dans cette charmante ville de La Rochelle. Nul doute que nous verrons sur nos écrans, les visages hâlés et souriants de nos dirigeants.
L'occasion pour les médias de faire de belles photos de famille... La Rochelle ne sera pas le lieu de la refondation, j'espère que l'université d'été ne donnera pas lieu non plus au règlement de
compte qu'on nous prédit depuis la défaite de Ségolène Royal. Laurent Fabius a annoncé ce matin qu'il ne serait pas présent. Son absence sera très certainement commentée sur les pontons de La
Rochelle. On peut bien comprendre les raisons qui l'animent. Ce rendez-vous politique se fera donc sans les deux fortes personnalités du PS : Fabius et DSK...
Deux satisfactions tout de même : un record d'inscriptions à l'université d'été (3500) qui prouve la détermination des militants à combattre la politique du gouvernement et, c'est un plaisir
personnel, la décision de Claude Allègre de ne pas reprendre sa carte au PS.
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Blog de Frédéric Le
Loc'h

Décidément Nicolas Sarkozy ne peut rester dans l'ombre plus de 24 heures. Alors que ses prédécesseurs appréciaient leurs paisibles vacances, à l'abri des caméras, notre actuel
Président a choisi de passer les siennes sous les objectifs des paparazzi. Il paraît que cela aussi s'appelle "la rupture". Et on nous dit un peu partout qu'il faut faire avec son temps et
que nous sommes à l'heure de la "peopolisation" de la vie politique.
Les ministres du premier gouvernement de l'ère Sarkozy ont donc pris
leurs congés hier. Trois semaines de vacances au cours desquelles la plupart d'entre eux (à en croire les dépêches de presse) se sont promis un détachement total des dossiers qui les attendent à
la rentrée. Le Président de la République les a pourtant prévenus, elle risque d'être tumultueuse. Il n'a pas tort. Après les cadeaux faits aux plus privilégiés ces dernières
semaines, il sera difficile d'annoncer des mesures impopulaires. Les salariés ne tarderont pas à se rendre compte de l'entourloupe du "travailler plus pour gagner plus".