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Coup de coeur


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Les têtes raides
 



Guillaume Bachelay, Désert d'avenir ?
Le Parti socialiste, 1983-2007

Lundi 30 juillet 2007

Il me faisait rire à chacune de ses apparitions à la télévision. Il avait ce quelque chose des grands clowns qui nous amuse et nous émeut tout à la fois. C'est avec beaucoup de peine que j'ai appris comme vous la mort du grand Monsieur Serrault. Cet acteur m'a beaucoup apporté dans les séquences difficiles et sa disparition est un moment douloureux. Les programmes télévisés de cette semaine nous permettrons de retrouver un acteur au talent immense. 
Nous connaissons la religiosité de cet homme, acquise au contact d'un homme d'Eglise qui lui était proche.
Le Paradis - comment ne pas souhaiter un Ailleurs aussi cotonneux ! - gagne aujourd'hui un acteur qui ne se contentait pas du seul registre de la comédie. Autant Serrault savait être drôle dans Le Miraculé ou Le Viager, autant cet acteur savait nous mettre mal à l'aise dans son interprétation du Docteur Petiot. Salut l'Artiste, a très bientôt sur mon écran !

par Frédéric Le Loc'h
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Mercredi 25 juillet 2007

cecilia-sarkozy-nicolas-31254.jpgLa libération des infirmières bulgares donne lieu à une étrange mascarade médiatique. Si nous ne pouvons que nous réjouir de cette issue heureuse, bien des questions restent en suspens. 
Tout d'abord, en insistant sur le rôle de l'épouse du président, la France donne l'impression d'être seule à l'origine du dénouement de cette affaire judiciaire. Il y a là une arrogance certaine du couple Sarkozy qui voudrait occulter tout le travail de la solidarité européenne qui oeuvre depuis des mois pour la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien. En agissant ainsi, la France ne risque t-elle pas de s'isoler et d'affaiblir l'Union européenne ?
Ensuite, cette libération vient de faire une nouvelle victime en France : le Quai d'Orsay. Bernard Kouchner qui apprécie tout autant que Cécilia les sunlights des projecteurs, doit être frustré de se contenter de jouer les seconds rôles. Pour être plus sérieux, il y a là une dangereuse dérive de nos institutions. S'il est légitime de voir le président de la République se réjouir de cette libération, le rôle de son épouse paraît moins conforme aux principes de la Ve république. Il y a là une personnalisation du pouvoir qui me paraît très dangereuse. Si les français ont bien désigné Nicolas Sarkozy pour diriger notre pays, ils ne se sont pas exprimés sur un couple. Patrick Devedjian, qui a prouvé tout l'estime qu'il portait à la gente féminine, s'est empressé de demander un statut pour l'épouse du chef de l'Etat. Vous verrez que dans quelques semaines, l'UMP appellera à inscrire dans le marbre de la constitution les pouvoirs thaumaturgiques de notre bien aimé président.
Enfin, je pense qu'il serait judicieux de demander une commission parlementaire sur les contreparties promises par la France au régime de Kadafi. Nul doute que le renard lybien n'ait fait valoir son droit de grâce sans l'engagement de Nicolas Sarkozy sur des projets très personnels.

par Frédéric Le Loc'h
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Samedi 14 juillet 2007

halde.jpgJe ne sais pas comment formuler les lignes qui vont suivre tant ma colère est grande. Comme vous avez pu le lire dans les messages précédents, je suis depuis quinze jours à la recherche d'un nouveau logement sur la ville de Pont-Audemer. Avec ma compagne, nous avons donc fait le déplacement dans la journée de jeudi pour trouver un appartement qui nous convienne. Au bout de la troisième visite avec l'agent immobilier, nous avons eu tous les deux un grand coup de coeur pour un magnifique appartement restauré dans le respect total des maisons à pan de bois, excellement situé et donnant sur la rivière de la Risle qui traverse la ville. Le propriétaire (mèdecin généraliste) était présent et nous lui avons dit à la fin de la visite à quel point nous étions séduits et notre notre souhait de louer son appartement. Nous nous sommes donc rendu dans l'agence immobilière (Guy Hoquet) pour signer les documents et remplir les chèques nécessaires. Je ne vous raconte pas notre joie sur le chemin du retour à l'idée de vivre dans un tel cadre et d'avoir trouvé la bonne affaire. Notre enthousiasme était tel que nous n'avons pas ressenti les cinq heures d'autoroute qui ont suivi. Et puis, patatrac... Le téléphone sonne vendredi matin et au bout du fil un agent immobilier dans ses petits souliers : "Je ne sais pas comment vous dire, mais le logement n'est plus à la location !". Je lui demande donc si la couleur de peau de ma compagne est à l'origine de cette volte-face du propriétaire et là, malaise de mon interlocutrice qui prend peur au moment où je lui parle de mon intention de saisir la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité), et qui prend la décision d'appeler sur le champs le propriétaire. Quelques minutes plus tard, elle me rappelle avec une histoire tout aussi peu crédible que la précédente. Que puis-je conclure ? 
- Une agence immobilière accepte de couvrir l'attitude honteuse d'un notable qui ne veut pas d'une jeune femme d'origine étrangère dans son logement. 
 
- Ne jamais se fier aux apparences. Comme le dit l'écrivain québécois Adolphe Brassard, "l'hypocrisie se cache parfois sous la franchise du regard".
Ma compagne est profondément blessée par ce qui vient de lui arriver. A 24 ans, c'est la première fois qu'elle est victime de discrimination en France. Et pourtant, cela fait 23 ans qu'elle y vit ! 
Parmi les maux dont souffre notre pays, le racisme en est un qui ne semble pas prêt de disparaître. Nous sommes au XXIe siècle, nous nous faisons une fierté d'être le pays des droits de l'homme... Mais combien d'hommes et de femmes sont-ils victimes de pratiques discriminatoires dans notre pays ?
Je pense appuyer notre démarche de signalement à la Halde par un courrier à un député qui aura la volonté de nous aider dans le refus de toutes les discriminations. Toutes les bonnes volontés sont donc sollicitées pour mettre fin à ces comportements qui ne renvoient pas une image flatteuse de la France.

par Frédéric Le Loc'h publié dans : coup de sang
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Mardi 10 juillet 2007

sarko-copie-1.jpgCela fait maintenant plusieurs jours que je n'ai pas laissé de message sur ce blog, non pas que je me sois désintéressé de l'actualité mais voilà il me faut trouver au plus vite une nouvelle adresse dans le canton de Pont-Audemer (circonscription d'un certain Hervé Morin). Je multiplie donc les allers-retours entre le Pays bigouden et le département de l'Eure. C'est ma première acquisition et je mesure la gravité du choix que je m'apprête à faire. Je ne peux m'empêcher de saluer par ironie les Bretons qui ont la chance de rester au pays... 
Je suis donc très occupé ces jours-ci voire débordé mais je ne peux m'empêcher de vous faire partager un sentiment que je ne parviens pas à caractériser mais qui doit aussi vous traverser.
En effet, je trouve notre président un peu trop présent dans le paysage politique. Certes, il applique déjà la réforme des institutions qu'il nous a promise durant la campagne mais il fait preuve d'une célérité qui n'est pas vraiment démocratique en ceci que ni le parlement ni le peuple n'ont été consultés dans cette volonté de réforme. A ce propos, je regrette profondément la participation de Jack Lang à cette mascarade. 
Nous pouvons toujours nous réjouir de la bonne santé de notre président qui du jour au lendemain occupe et la scène européenne et la scène algéroise. Mais voilà, il ne peut être et au four et au moulin. Pardonnez moi cette formulation triviale mais le voir occuper le devant de la scène de façon quotidienne me met hors de moi. Il s'agit d'une interprétation très monarchique des institutions de la Ve République. Pourtant je ne partage pas la crainte de le voir accaparer les pleins pouvoirs et se transformer en un césar du XXIe siècle. Nicolas Sarkozy se comporte davantage comme un pragmatique libéral. Contrairement à ce que voudrait nous faire croire le discours gauchisant, c'est un démocrate qui a bien compris l'utilité de l'appareil médiatique. Ce n'est ni un fachiste, ni un bonapartiste. Il est vrai qu'il bénéficie de nombreux relais dans les médias et dans les milieux patronaux mais il peut aussi compter sur des soutiens dans les milieux syndicaux. Sarkozy n'est pas Napoléon III. J'aimerai que mes camarades le comprennent une bonne fois pour toute : le président n'est pas un ennemi mais un adversaire.  Une des clés de notre réussite aux présidentielles de 2012 réside dans notre capacité à ne pas diaboliser notre adversaire. Je pense que nous avons le devoir de jouer pleinement notre rôle d'alternance à la majorité de droite en proposant une audacieuse réforme des institutions de la Ve République en imposant le non-cumul des mandats, l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives, une réforme des élections sénatoriales. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy souhaite s'exprimer devant les parlementaires, après tout pourquoi pas... mais dans ce cas, ne serait-il pas démocratique d'introduire la procédure de censure en cas de désaccord avec la politique du Président ?


par Frédéric Le Loc'h
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Samedi 7 juillet 2007

dsk.jpgEn me rendant ce matin sur une plage du Pays bigouden pour une agréable promenade "à la fraîche", j'ai été troublé par une information qui circulait visiblement depuis hier matin. Le président de la République s'apprêterait à soutenir la candidature de Dominique Strauss Kahn à la direction du Fonds Monétaire International. Nul ne doute de la volonté de Nicolas Sarkozy de vouloir encore semer le trouble dans les rangs de l'opposition. Mais passons pour une fois sur ces manoeuvres politiciennes et revenons au cas DSK. En effet, comme de nombreux militants, j'attends beaucoup de la contribution de ce-dernier à la refondation du PS. Qu'on soit pro ou anti-DSK on ne peut nier le poids des valeurs qu'il incarne dans le renouveau du PS. Je ne pense pas qu'il soit candidat au poste de premier secrétaire mais je compte sur son investissement personnel dans le renouveau de ce parti politique. DSK a toutes les compétences et toutes les qualités pour faire un très bon directeur du FMI et nous savons tous que dans le contexte inflationniste actuel, il faut un homme solide à la tête de cette institution internationale. C'est donc par égoisme partisan que je souhaite le voir rester sur la scène politique nationale. Les débats de l'an prochain qui se termineront, nous l'espérons, par un congrès qui saura tracer une ligne claire, ne pourront se faire sans DSK. On peut s'interroger sur le choix de Nicolas Sarkozy ? La politique d'ouverture du président de la république me surprend tous les jours. Et si derrière cette démarche il n'y avait pas un aveu de faiblesse ? Pourquoi recrute-t-il tant dans l'opposition ? N'y a-t-il pas des hommes aussi talentueux et compétents à droite ? Visiblement, Nicolas Sarkozy ne les voit pas.

par Frédéric Le Loc'h
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Mercredi 4 juillet 2007

Dans son édition du mardi 3 juillet, le journal Le Monde a publié quelques notes de la cellule africaine de l'Elysée entre 1990 et 1994 relatives au génocide rwandais. Les archives de l'Elysée versées au Tribunal aux armées de Paris, ne peuvent qu'accroître le malaise. Il apparaît que dès 1990, l'ambassadeur de France à Kigali faisait état des massacres de tutsis dans les régions contrôlées par le MRND (parti du président Habyarimana). Il mettait en garde les autorités françaises contre un éventuel retrait des troupes "qui aurait pour résultat d'aggraver la répression et les persécutions, et conduirait à l'élimination totale des tutsis". Le président François Mitterrand semble avoir  apporté un soutien sourd et aveugle, en tout cas jusqu'en 1993, au président rwandais dans le but de limiter au maximum l'influence anglo-saxonne dans la région. Il convient aujourd'hui de faire toute la lumière sur cette part d'ombre du dernier septennat de François Mitterrand. La mission d'information parlementaire présidée par Paul Quilès avait conclu en 1998 à l'absence de responsabilité de l'Etat français dans le terrible génocide qui a fait près de 900 000 victimes en 1994. Que conclure après la lecture de cette double page du Monde
Oui, l'Elysée était au courant de la planification du massacre des tutsis en cas de retrait des troupes françaises. 
Oui, la France a apporté en toute conscience du danger une aide militaire au régime de Kigali. 
Oui, l'Etat français continue de nier l'évidence en ce qui concerne sa part de responsabilité dans la tragédie rwandaise. 
Je ne pense pas qu'il faille pour autant poursuivre les anciens collaborateurs de François Mitterrand car il est évident qu'il n'y a jamais eu la volonté de collaborer avec les extémistes hutus. Mais il y a eu une faute d'appréciation très lourde de conséquences humaines. La déclassification des archives de l'Elysée permettra aux historiens de faire toute la vérité sur ce crime contre l'humanité.

par Frédéric Le Loc'h
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Mercredi 4 juillet 2007

jack-lang.jpg J'ai retrouvé ma ligne adsl et je peux de nouveau poster quelques messages. Le retour en Bretagne se fait sous un ciel plutôt menaçant mais je ne cache pas mon plaisir de me promener à nouveau sur les plages de la baie d'Audierne. A chaque retour, je pense à tous les Cornouaillais qui ont la chance de profiter au quotidien de ces petits plaisirs... L'actualité politique de ces derniers jours est assez riche. Entre la déclaration de politique générale du premier ministre, l'absence de modestie du Président de la République qui pense avoir réussi la synthèse du oui et du non dans son traité simplifié, le nouveau centre d'Hervé Morin qui se comporte déjà comme une armée mexicaine mais qui ne peut prétendre à un financement publique dans la mesure où ses candidat n'ont pas obtenu 1% des voix dans 50 circonscriptions ou encore le projet de loi très controversé sur la récidive... Mais je consacrerai mon premier émoi de vacance à la poursuite des débauchages à gauche de Nicolas Sarkozy. Sa méthode commence à être bien huilée. On fait appel à quelques personnalités en mal de reconnaissance et on leur donne soit un secrétariat d'Etat soit une mission... Je comprends l'empressement du Président de la République à user des compétences d'Hubert Védrine et je ne peux blâmer l'ancien ministre des Affaires étrangères d'accepter la tâche qui lui est confiée. Hubert Védrine est un homme dont l'autorité et le talent ne sont contestés par personne. Il appartient à la famille socialiste mais il s'est toujours tenu à l'écart des combats électoraux. Il n'en est pas de même de Jack Lang et la démarche de l'ancien porte-parole de Ségolène Royal me laisse plus perplexe. En effet, c'est lui et non Nicolas Sarkozy qui a demandé à ce qu'on lui confie cette mission. Le malaise est donc légitime.

par Frédéric Le Loc'h
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