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Les têtes raides
 



Guillaume Bachelay, Désert d'avenir ?
Le Parti socialiste, 1983-2007

Vendredi 29 juin 2007

drapeau-breton.jpgEn raison de mon déménagement estival en Bretagne, mon blog restera muet durant quelques jours, le temps pour moi de retrouver ma connexion adsl sur le littoral cornouaillais. A très bientôt, Kenavo, ar vechal !

par Frédéric Le Loc'h
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Vendredi 29 juin 2007

Alors que Nicolas Sarkozy a mené toute sa campagne sur le thème de la hausse du pouvoir d'achat des ménages, nous apprenons aujourd'hui que le risque d'inflation n'a jamais été aussi sérieux. Nous constatons tous depuis deux ans les hausses inquiétantes du prix du litre d'essence et nombreux sont les automobilistes qui regrettent la suppression de la TIPP flottante. Mais voilà qu'une nouvelle menace pèse sur les consommateurs. Depuis plusieurs mois, les prix des matières premières agricoles grimpent et les industriels de l'agro-alimentaire ne peuvent plus faire autrement que de répercuter ces prix sur leurs produits (75% pour la poudre de lait, 60% pour le blé, 50% pour le beurre...). Cette flambée des matières premières s'explique par une demande soutenue et une offre qui diminue en raison de la sécheresse en Australie et en Ukraine, de la raréfaction des stocks et de la réorganisation du mécanisme des fonds européens (source : Le Monde du 29 juin). Au moment où le gouvernement annonce son intention de ne pas donner de coup de pouce au SMIC, l'avenir paraît s'obscurcir pour la nouvelle majorité. Les promesses faites aux électeurs durant la campagne semblent mal engagées. Hausse de la facture énergétique dans les prochains mois, hausse des loyers au 1er juillet prochain, hausse des prix sur les produits alimentaires, hausse des carburants et pour compenser cela deux ou trois malheureuses heures supplémentaires. On est bien loin du "travailler plus pour gagner plus". Les électeurs qui ont cru à ce slogan de campagne risquent d'être fort déçus !

par Frédéric Le Loc'h
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Vendredi 29 juin 2007

cop--.jpgEn zappant hier soir sur les différentes chaînes de télévision, je me suis arrêté quelques instants sur le programme de la chaîne parlementaire. De quoi s'agissait-il ? Le titre de l'émission était alléchant : "Pourquoi la droite a gagné ? Pourquoi la gauche a perdu ?". Je m'attendais en conséquence à une analyse pertinente de politologues et de cadres du parti socialiste voire (et c'est regrettable de faire la distinction) de responsables de la campagne de notre candidate. Mais je n'avais pas lu entre les lignes qu'il s'agissait en fait d'une réunion de l'UMP. Le maître de cérémonie n'était pas le journaliste de LCP mais bien Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale... Dans sa grande magnanimité (et tout le monde connaît l'attachement de ce-dernier au parti socialiste), Copé a déclaré vouloir contribuer à la rénovation de la gauche en France, nous appelant à faire notre révolution sociale-démocrate ! Vous vous souvenez peut-être des propos de campagne du même Copé qui comparaît il y a quelques semaines encore les militants socialistes de Meaux à "une bande de cloportes". Et bien ce cher Copé veut maintenant participer à la rénovation du Parti socialiste. Devant tant de générosité, nous ne pouvons que ... rigoler. C'est bien lui qui avait pourtant promis, dans un livre médiocre, d'arrêter la langue de bois. L'UMP n'a plus à s'en faire, elle a trouvé le digne héritier d'André Santini... J'aurai pu changer de chaîne après cette déclaration mais ma curiosité m'a poussé à rester un peu plus longtemps pour comprendre la présence de Michel Charasse. On savait tous que le sénateur du Puy-de-Dôme était plutôt un marginal mais les propos qu'il a tenu hier m'ont profondément déplu et même choqué. Pourquoi Charasse est-il encore au Parti socialiste ? Il y a fort à croire qu'il n'a même pas voté socialiste aux deux tours de l'élection présidentielle... Si un militant avait tenu les mêmes propos que ce dernier, je pense qu'il était passible de la commission des conflits. Mais voilà, selon que vous serez puissant ou misérable la justice vous rendra blanc ou noir, disait La Fontaine.

par Frédéric Le Loc'h
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Jeudi 28 juin 2007

ayrault.jpgCette journée de mercredi avait un parfum très brittanique. Non seulement il y avait cette passation de pouvoir au 10 Downing Street entre Tony Blair et Gordon Brown mais il y avait aussi l'annonce de la composition du shadow cabinet du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Cette initiative prise par Jean-Marc Ayrault mérite d'être saluée car elle fait partie des réformes indispensables à la reconquête du pouvoir. L'opposition ne se cantonnera plus à rejeter les propositions de lois émanant du gouvernement ou de la majorité présidentielle mais elle fera usage de son pouvoir pour alerter l'opinion quand il le faudra, pour résister quand il sera nécessaire mais aussi et surtout elle fera des propositions ou des contre-projets de lois. Car il s'agit bien de repenser notre projet présidentiel. Non, notre projet n'était pas aboutit. Il est faux d'affirmer que nous avons perdu cette élection présidentielle car nous n'avons pas bien défendu ce projet. Nous l'avons tous incarné durant la campagne mais ce n'est pas une sinécure de dire qu'il ne répondait pas à l'attente des Français. Prétendre le contraire, c'est faire reposer la faute sur les seules épaules de Ségolène Royal et cela serait injuste. 
C'est parce que la gauche doit se rénover, c'est parce que le Parti socialiste doit changer de méthodes qu'on ne peut que saluer le cabinet fantôme mis en place par le Président du groupe socialiste. Maintenant, comme le dit Robert Badinter dans l'Hebdo des socialistes, il faut coordonner l'action des présidents de groupes à l'Assemblée et au Sénat pour que l'opposition parle d'une même voix et soit vraiment pugnace durant cette XIIIe législature. Il propose une rencontre hebdomadaire des deux présidents avec le premier secrétaire du PS. Je pensais naïvement que cela se faisait déjà. Mais le travail qui se fera à l'Assemblée ne sera pas suffisant pour reconquérir les électeurs. Si nous voulons revenir au pouvoir il faudra refondre notre projet politique et pour cela repenser notre logiciel. Le congrès de l'an prochain doit donner lieu à une vraie réflexion et à un vrai débat. Tous les sujets doivent être abordés, toutes les réformes assumées. Certes, cette phase de préparation du congrès interviendra dans une période électorale puisque les municipales auront lieu en mars 2008. Cela ne nous laisse pas beaucoup de temps pour faire le bilan de ces deux élections perdues et tracer le chemin des victoires futures.

par Frédéric Le Loc'h
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Mardi 26 juin 2007

correction.jpgDemain matin, je répondrai à mon obligation d'enseignant en me rendant dans le centre d'examen qui m'a été attribué pour la correction de l'épreuve d'histoire-géographie du Brevet des collèges. Comme chaque année, je vivrai le rituel de la distribution des copies et je corrigerai les miennes avec le même stress qui s'empare des candidats au moment de la distribution des sujets. C'est toujours un moment étrange de se retrouver face à une copie anonyme et de voir la manière dont est traité le sujet. Je mentirai si je ne disais pas qu'il s'agit d'un moment important dans l'année d'un professeur. Je suis attaché à ce diplôme car il marque la fin d'un cycle, celui du collège. Les élèves tiennent également à cet examen car il sanctionne pour eux une année importante dans leur vie d'adolescent, la troisième. Les détracteurs du brevet me répondront qu'il ne sert plus à rien puisqu'il n'est plus indispensable pour l'entrée au lycée. Alors autant le supprimer car tout cela coûte cher et à une époque où il faut faire des économies, il n'y a pas de petits profits. Il ne sert plus à rien ? Faux. Il s'agit peut-être du seul diplôme que décrochent ceux qui choisissent d'entrer rapidement sur le marché du travail par la voie de l'apprentissage. D'ailleurs, bien souvent, ce sont ces élèves qui nous surprennent par les efforts qu'ils fournissent dans l'optique de décrocher ce bout de papier. Il ne sert plus à rien ? Alors pourquoi ne pas réfléchir à la possibilité d'en rétablir le prestige ? En ce qui me concerne je ne serai pas choqué si la moyenne obtenue au brevet était prise en compte pour le passage en seconde. Il ne s'agit pas d'en faire l'unique condition mais on peut facilement admettre qu'un élève qui n'a pas obtenu une moyenne de 8/20 au brevet a un certain nombre de lacunes et risque de rencontrer de sérieuses difficultés au lycée.

par Frédéric Le Loc'h
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Mardi 26 juin 2007

justice.jpgDans son édition du dimanche 24 juin, le journal Le Monde se fait l'écho du rapport de la commission de suivi de la récidive qui n'a pas été rendu public. Cette commission avait été mise en place par l'ancien Garde des sceaux, Jérôme Clément et elle réunissait des universitaires, des juristes et des magistrats. Dans son rapport, celle-ci émet de fortes réserves sur l'instauration de peines planchers pour les mineurs récidivistes. Les auteurs affirment en effet que l'application d'une telle mesure aurait pour conséquence immédiate "l'augmentation de la population carcérale des majeurs et des mineurs". Quand on connaît l'état de nos prisons, on a des raisons de s'en inquiéter. La commission fait la comparaison avec les Etats-Unis et le Canada où de telles mesures sont effectives. Il en ressort que la récidive n'a pas reculé et que bien au contraire celle des mineurs ayant commis des faits de violence grave a augmenté. Voici encore une idée outre-atlantique qui va bien avoir du mal à s'appliquer en France. Le modèle U.S. auquel notre président voudrait nous convertir est loin d'être parfait. Rachida Dati ne s'est pas encore exprimée sur l'avis de cette commission. Il y a fort à croire que ce rapport restera longtemps dans le tiroir de la nouvelle Garde des sceaux. L'application des peines planchers est une fausse-bonne idée. Il serait peut-être plus raisonnable de renforcer le plan de construction d'unités carcérales. Nos prisons sont une honte pour la République et elles expliquent en grande partie la récidive des délinquants.

par Frédéric Le Loc'h
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Dimanche 24 juin 2007

Le conseil européen s'est donc achevé dans la nuit de samedi sur un accord a minima après d'âpres discussions entre Angela Merkel et les représentants polonais. Certes, Nicolas Sarkozy a contribué à faire adopter ce texte mais tout le succès de ce conseil revient tout de même à la présidence allemande sous la houlette d'Angela Merkel. Cette femme me surprend beaucoup et nous avons tous des raisons de saluer sa démarche. Non, le texte n'est pas parfait mais il a au moins le mérite de relancer la construction européenne avec un objectif auquel je tiens beaucoup : la création d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union (qui ne portera pas le titre pour ne pas déplaire à nos voisins britanniques).

par Frédéric Le Loc'h
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Dimanche 24 juin 2007

poing-et-rose.jpgIl n'y aura donc pas de congrès avant l'automne 2008. Le Conseil national du Parti socialiste a validé le calendrier et la méthode proposés par François Hollande à une très large majorité. Et pourtant, derrière ce vote se cache un malaise. Il ne s'agit pas d'un plebiscite pour le premier secrétaire. Ce-dernier a été malmené au cours de la réunion d'hier. Alors pourquoi ce vote à une écrasante majorité ? Les élections municipales auront lieu en mars 2008 et le Parti socialiste a le devoir de confirmer les bons résultats obtenus aux présidentielles et aux législatives dans de nombreuses métropoles avec comme challenge la prise de Bordeaux... Dans ce cas, le PS ne peut en effet risquer les divisions et les déchirures d'un congrès. Mais samedi, les cadres du parti avaient tous un objectif commun : faire barrage à Ségolène Royal. Celle-ci n'a jamais entretenu de bonnes relations avec l'appareil du PS mais ses dernières déclarations ont déstabilisé de nombreux militants. Comme elle, je n'ai jamais cru que le SMIC à 1500 euros, serait une bonne mesure. Les électeurs rencontrés sur les marchés rejetaient cette proposition. Il m'était bien difficile de la défendre car je n'y croyais pas moi-même. Mais alors pourquoi Ségolène a-t-elle retenu cette idée dans son programme de candidate ? L'aveu qu'elle a fait la semaine dernière m'a profondément agacé. Comment une ex-candidate à une telle élection et qui a réunit 47% des électeurs sur son nom peut-elle affirmer qu'elle n'a jamais cru dans son projet présidentiel ? Comme le dit Claude Bartolone "ce n'est pas une erreur, c'est une faute." Je ne partage pas cette manière de faire de la politique. Un candidat à toute élection a le devoir de l'honnêteté. Dire ce qu'il fera, faire ce qu'il aura dit. Voilà la probité en politique, voilà la condition sine qua non pour renouer avec la victoire.
Pas de congrès avant 2008, mais des ateliers de réflexion. J'approuve cette méthode mais j'espère qu'il ne s'agit pas là de faire du sur-place. Le parti socialiste n'a pas besoin d'un toilettage mais d'une refondation. Cela impose un vrai débat. Tous les sujets doivent être abordés. J'ai bien peur que les querelles de personnes ne nuisent à cette réflexion. Il faudra bien à la rentrée que Ségolène accepte de faire face aux critiques des militants sur sa campagne. Le parti socialiste a perdu cette élection pour les mêmes raisons qu'il avait perdu celle de 2002. Certes Ségolène n'est pas exempte de toute critique mais c'est le projet du PS qui ne répondait pas à l'attente des Français. Face à nous, nous avions une droite décomplexée, qui a fait, avec son candidat, une révolution libérale en rompant avec les années Chirac. A notre tour, nous devons repenser notre logiciel... Je compte beaucoup sur les réflexions de l'automne prochain. J'invite tous ceux qui veulent transformer la gauche à rejoindre le parti socialiste.

par Frédéric Le Loc'h
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Jeudi 21 juin 2007

sarko.jpgQuelques mots au sujet de l'intervention du Président de la République. Tout d'abord, sur la forme. Je m'étonne du choix de TF1 par l'Elysée. J'avais entendu parlé de cette intervention dans la matinée mais je m'attendais à ce qu'elle soit diffusée par le canal habituel c'est-à-dire une déclaration sur toutes les chaînes de télévision. Or Sarkozy a choisi de privilégier la chaîne de son ex-directeur adjoint de campagne. Premier accroc à l'impartialité habituelle du Président de la république. PPDA et Claire Chazal ont été égaux à eux-mêmes dans la tenue de cet entretien tantôt complaisant (voire complices) tantôt faussement  impertinent comme sur le thème de la célèbre vidéo du G8. Par ailleurs, j'ai trouvé le niveau de langage du Président assez trivial. Le décalage avec ses prédécesseurs est sur ce point indéniable. On peut faire moderne sans forcément s'exprimer comme un charretier...
Sur le fonds à présent. Je ne reviendrai que sur un thème : la réforme des universités. Je suis effaré de voir à quel point Sarkozy méconnaît la situation des facs françaises. Il a tenté de justifier la réforme, que Valérie Pécresse mettra en oeuvre durant l'été, en alléguant des contrevérités. Non, les universités ne suivent pas toutes le même programme. Ainsi, que vous soyiez étudiant en histoire à Lille, Aix-en-Provence ou Rennes, vous n'étudierez pas les mêmes questions dans votre cursus. Faut-il entreprendre cette réforme pour construire des campus qui permettent une vie étudiante à l'américaine ? L'argument a été soulevé par Sarkozy hier, je l'ai trouvé pathétique. En réalité, derrière cette '"autonomie" se cache une privatisation forcée des études supérieures. L'ascenseur social, en panne depuis des années, risque de chuter lourdement si cette réforme est appliquée. Les meilleures universités recruteront en effet les meilleurs étudiants ou plutôt ceux qui auront les moyens de payer des droits d'inscription et des frais pédagogiques élevés. Voilà la France d'après que souhaite Nicolas Sarkozy.

par Frédéric Le Loc'h
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Mercredi 20 juin 2007

fadela-amara.jpg Le gouvernement Fillon 2 est enfin connu. On nous avait promis des surprises et surtout une confirmation de l'esprit d'ouverture du Président Sarkozy. En ce qui concerne les surprises, il n'y en a eu qu'une : la mise au piquet de Jean-Louis Borloo. Même si celui-ci prétend qu'il vit sa nomination comme une promotion, personne n'est dupe. Borloo paye sa maladresse de l'entre-deux tours. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de trouver cette décision injuste. Certes Borloo a joué les incendiaires en acceptant de saisir la perche que lui tendait Laurent Fabius mais François Fillon s'est comporté le lendemain comme un pompier pyromane en allant jusqu'à préciser qu'il envisageait d'augmenter la TVA de cinq points sur certains produits. Alors pourquoi sanctionner seulement Borloo ? D'ailleurs, à l'issue du conseil des ministres de ce matin, Nicolas Sarkozy confirme l'idée d'une TVA sociale "qui sera d'abord expérimentée puis généralisée par la suite". La promesse sera bien tenue. Les électeurs qui ont accepté de faire confiance à Sarkozy au prétexte que celui-ci devait augmenter le pouvoir d'achat prendront acte de cette mesure d'ici quelques mois. 
On nous avait promis de l'ouverture. Parlons en. Deux noms étiquettés de "gauche" font leur entrée dans ce gouvernement : Jean-Marie Bockel marginal du Parti socialiste dont la motion n'a recueilli que 0,64% au congrès du Mans et Fadela Amara présidente de l'organisation Ni Pute ni soumise. En ce qui concerne le premier, son départ du PS me laisse totalement indifférent. Il a multiplié ces dernières années les appels du pied à la droite, je ne suis donc pas étonné. Pour ce qui est de Fadela Amara, elle hérite d'une mission bien difficile. Faire accepter la politique de Sarkozy dans les cités. Il s'agit d'une nomination très médiatique et d'un message adressé aux banlieues. Sauf que, Fadela va devoir travailler dans le même ministère qu'une certaine... Christine Boutin. Je doute beaucoup de leurs accointances. Les couacs ne tarderont pas à venir. Pour finir, juste un mot pour le trublion Dédé Santini. Le voici à nouveau ministre. Lui qui avait disparu des plateaux de télévision, peut enfin retrouver les sunlights des prime-times de TF1 et de France2. A moins, que son procès pour prise illégal d'intérêts et détournement de fonds publics ne l'obligent à remettre sa démission...
 

par Frédéric Le Loc'h
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