Dans son édition du dimanche 24 juin, le journal Le Monde se fait l'écho du rapport de la commission de suivi de la récidive qui n'a pas été rendu
public. Cette commission avait été mise en place par l'ancien Garde des sceaux, Jérôme Clément et elle réunissait des universitaires, des juristes et des magistrats. Dans son rapport, celle-ci
émet de fortes réserves sur l'instauration de peines planchers pour les mineurs récidivistes. Les auteurs affirment en effet que l'application d'une telle mesure aurait pour conséquence immédiate
"l'augmentation de la population carcérale des majeurs et des mineurs". Quand on connaît l'état de nos prisons, on a des raisons de s'en inquiéter. La commission fait la
comparaison avec les Etats-Unis et le Canada où de telles mesures sont effectives. Il en ressort que la récidive n'a pas reculé et que bien au contraire celle des mineurs ayant commis des faits
de violence grave a augmenté. Voici encore une idée outre-atlantique qui va bien avoir du mal à s'appliquer en France. Le modèle U.S. auquel notre président voudrait nous convertir est loin
d'être parfait. Rachida Dati ne s'est pas encore exprimée sur l'avis de cette commission. Il y a fort à croire que ce rapport restera longtemps dans le tiroir de la nouvelle Garde des sceaux.
L'application des peines planchers est une fausse-bonne idée. Il serait peut-être plus raisonnable de renforcer le plan de construction d'unités carcérales. Nos prisons sont une honte pour la
République et elles expliquent en grande partie la récidive des délinquants.
par Frédéric Le Loc'h
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Le conseil européen s'est donc achevé dans la nuit de samedi
sur un accord a minima après d'âpres discussions entre Angela Merkel et les représentants polonais. Certes, Nicolas Sarkozy a contribué à faire adopter ce texte mais tout le succès de ce conseil
revient tout de même à la présidence allemande sous la houlette d'Angela Merkel. Cette femme me surprend beaucoup et nous avons tous des raisons de saluer sa démarche. Non, le texte n'est pas
parfait mais il a au moins le mérite de relancer la construction européenne avec un objectif auquel je tiens beaucoup : la création d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union (qui ne
portera pas le titre pour ne pas déplaire à nos voisins britanniques).
par Frédéric Le Loc'h
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Il n'y aura donc pas de congrès avant l'automne 2008. Le Conseil national du Parti socialiste a validé le calendrier et la méthode proposés par
François Hollande à une très large majorité. Et pourtant, derrière ce vote se cache un malaise. Il ne s'agit pas d'un plebiscite pour le premier
secrétaire. Ce-dernier a été malmené au cours de la réunion d'hier. Alors pourquoi ce vote à une écrasante majorité ? Les élections municipales auront lieu en mars 2008 et le Parti socialiste a
le devoir de confirmer les bons résultats obtenus aux présidentielles et aux législatives dans de nombreuses métropoles avec comme challenge la prise de Bordeaux... Dans ce cas, le PS ne peut en
effet risquer les divisions et les déchirures d'un congrès. Mais samedi, les cadres du parti avaient tous un objectif commun : faire barrage à Ségolène Royal. Celle-ci n'a jamais entretenu de
bonnes relations avec l'appareil du PS mais ses dernières déclarations ont déstabilisé de nombreux militants. Comme elle, je n'ai jamais cru que le SMIC à 1500 euros, serait une bonne mesure. Les
électeurs rencontrés sur les marchés rejetaient cette proposition. Il m'était bien difficile de la défendre car je n'y croyais pas moi-même. Mais alors pourquoi Ségolène a-t-elle retenu cette
idée dans son programme de candidate ? L'aveu qu'elle a fait la semaine dernière m'a profondément agacé. Comment une ex-candidate à une telle élection et qui a réunit 47% des électeurs sur son
nom peut-elle affirmer qu'elle n'a jamais cru dans son projet présidentiel ? Comme le dit Claude Bartolone "ce n'est pas une erreur, c'est une faute." Je ne partage pas cette manière de faire de
la politique. Un candidat à toute élection a le devoir de l'honnêteté. Dire ce qu'il fera, faire ce qu'il aura dit. Voilà la probité en politique, voilà la condition sine qua non pour renouer
avec la victoire.
Pas de congrès avant 2008, mais des ateliers de réflexion. J'approuve cette méthode mais j'espère qu'il ne s'agit pas là de faire du sur-place. Le parti socialiste n'a pas besoin d'un toilettage
mais d'une refondation. Cela impose un vrai débat. Tous les sujets doivent être abordés. J'ai bien peur que les querelles de personnes ne nuisent à cette réflexion. Il faudra bien à la rentrée
que Ségolène accepte de faire face aux critiques des militants sur sa campagne. Le parti socialiste a perdu cette élection pour les mêmes raisons qu'il avait perdu celle de 2002. Certes Ségolène
n'est pas exempte de toute critique mais c'est le projet du PS qui ne répondait pas à l'attente des Français. Face à nous, nous avions une droite décomplexée, qui a fait, avec son candidat, une
révolution libérale en rompant avec les années Chirac. A notre tour, nous devons repenser notre logiciel... Je compte beaucoup sur les réflexions de l'automne prochain. J'invite tous ceux qui
veulent transformer la gauche à rejoindre le parti socialiste.
par Frédéric Le Loc'h
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Quelques mots au sujet de l'intervention du Président de la République. Tout d'abord, sur la forme. Je m'étonne du choix de TF1 par l'Elysée. J'avais entendu parlé de cette
intervention dans la matinée mais je m'attendais à ce qu'elle soit diffusée par le canal habituel c'est-à-dire une déclaration sur toutes les chaînes de télévision. Or Sarkozy a choisi de
privilégier la chaîne de son ex-directeur adjoint de campagne. Premier accroc à l'impartialité habituelle du Président de la république. PPDA et Claire Chazal ont été égaux à
eux-mêmes dans la tenue de cet entretien tantôt complaisant (voire complices) tantôt faussement impertinent comme sur le thème de la célèbre vidéo du G8. Par ailleurs, j'ai trouvé le
niveau de langage du Président assez trivial. Le décalage avec ses prédécesseurs est sur ce point indéniable. On peut faire moderne sans forcément s'exprimer comme un charretier...
Sur le fonds à présent. Je ne reviendrai que sur un thème : la réforme des universités. Je suis effaré de voir à quel point Sarkozy méconnaît la situation des facs françaises. Il a
tenté de justifier la réforme, que Valérie Pécresse mettra en oeuvre durant l'été, en alléguant des contrevérités. Non, les universités ne suivent pas toutes le même programme. Ainsi, que vous
soyiez étudiant en histoire à Lille, Aix-en-Provence ou Rennes, vous n'étudierez pas les mêmes questions dans votre cursus. Faut-il entreprendre cette réforme pour construire des campus
qui permettent une vie étudiante à l'américaine ? L'argument a été soulevé par Sarkozy hier, je l'ai trouvé pathétique. En réalité, derrière cette '"autonomie" se cache une
privatisation forcée des études supérieures. L'ascenseur social, en panne depuis des années, risque de chuter lourdement si cette réforme est appliquée. Les meilleures universités
recruteront en effet les meilleurs étudiants ou plutôt ceux qui auront les moyens de payer des droits d'inscription et des frais pédagogiques élevés. Voilà la France d'après que souhaite Nicolas
Sarkozy.
par Frédéric Le Loc'h
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Le gouvernement
Fillon 2 est enfin connu. On nous avait promis des surprises et surtout une confirmation de l'esprit d'ouverture du Président Sarkozy. En ce qui concerne les surprises, il n'y en a eu qu'une : la
mise au piquet de Jean-Louis Borloo. Même si celui-ci prétend qu'il vit sa nomination comme une promotion, personne n'est dupe. Borloo paye sa maladresse de l'entre-deux tours. Et pourtant, je ne
peux m'empêcher de trouver cette décision injuste. Certes Borloo a joué les incendiaires en acceptant de saisir la perche que lui tendait Laurent Fabius mais François Fillon s'est comporté le
lendemain comme un pompier pyromane en allant jusqu'à préciser qu'il envisageait d'augmenter la TVA de cinq points sur certains produits. Alors pourquoi sanctionner seulement Borloo ? D'ailleurs,
à l'issue du conseil des ministres de ce matin, Nicolas Sarkozy confirme l'idée d'une TVA sociale "qui sera d'abord expérimentée puis généralisée par la suite". La promesse sera bien tenue.
Les électeurs qui ont accepté de faire confiance à Sarkozy au prétexte que celui-ci devait augmenter le pouvoir d'achat prendront acte de cette mesure d'ici quelques mois.
On nous avait promis de l'ouverture. Parlons en. Deux noms étiquettés de "gauche" font leur entrée dans ce gouvernement : Jean-Marie Bockel marginal du Parti socialiste dont
la motion n'a recueilli que 0,64% au congrès du Mans et Fadela Amara présidente de l'organisation Ni Pute ni soumise. En ce qui concerne le premier, son départ du PS me laisse totalement
indifférent. Il a multiplié ces dernières années les appels du pied à la droite, je ne suis donc pas étonné. Pour ce qui est de Fadela Amara, elle hérite d'une mission bien
difficile. Faire accepter la politique de Sarkozy dans les cités. Il s'agit d'une nomination très médiatique et d'un message adressé aux banlieues. Sauf que, Fadela va devoir travailler dans le
même ministère qu'une certaine... Christine Boutin. Je doute beaucoup de leurs accointances. Les couacs ne tarderont pas à venir. Pour finir, juste un mot pour le trublion Dédé Santini. Le voici
à nouveau ministre. Lui qui avait disparu des plateaux de télévision, peut enfin retrouver les sunlights des prime-times de TF1 et de France2. A moins, que son procès pour prise
illégal d'intérêts et détournement de fonds publics ne l'obligent à remettre sa démission...
par Frédéric Le Loc'h
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Il y a des défaites qui ont le parfum de victoires. C'était bien
le cas hier soir. Alors que les sondages annonçaient une vague, que dis-je, un tsunami UMP, les électeurs ont préféré rééquilibrer les pouvoirs. La semaine dernière, j'avais posté
un message dans lequel je faisais part de ma perplexité sur le recours systématique à cet outil (au combien utile) pour prévoir la composition de la nouvelle assemblée. Si cela vous
intéresse vous pourrez toujours trouver cette réflexion de quelques lignes en dessous de ce papier. Il n'y a eu ni tsunami, ni vague. Pour rester dans le même registre, je parlerai de marée.
Or comme dans toute marée, il y a un flux suivi d'un reflux. Hier soir, cette marée n'avait pas un fort coefficient. Je m'attendais comme beaucoup à une large victoire de l'UMP, voire une
écrasante victoire. Certes, je savais que les Bretons, tête haute et bout au vent, sauraient tenir le cap. J'espérais très fort les victoires de Jean-Jacques Urvoas et d'Annick Le Loch dans les
première et septième circonscriptions du Finistère. Ils ne m'ont pas déçu. Le groupe socialiste compte désormais 187 députés soit 38 députés de plus qu'en 2002. Pour conclure, oui, c'est une
défaite dans le sens où l'UMP est majoritaire mais quelle étrange défaite !!! J'ai passé une très agréable journée et je ne pouvais m'empêcher de penser à ce chantier qui s'ouvre désormais à
nous, militants du PS. Nous avons beaucoup de travail devant nous mais hier les Français nous ont adressé un message fort. Contrairement à l'idée diffusée par les médias, le Parti socialiste
reste une force d'opposition et d'alternance. A nous, de préparer dès maintenant les conditions de cette alternance.
par Frédéric Le Loc'h
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S'il y a bien un sujet qui n'a pas été
abordé au cours de cette campagne électorale, c'est bien celui du Proche Orient. On me répondra que les élections législatives s'inscrivent avant tout dans un contexte national et qu'il faut
répondre aux problèmes qui touchent directement les Français voire les habitants d'un quartier. Ce n'est pas faux. On pourra aussi arguer que les questions internationales s'adressent davantage
au Président de la République et que je me trompe d'élection. Encore une fois, c'est possible. Mais justement, le sujet du Proche Orient n'a jamais été évoqué dans cette élection présidentielle.
D'ailleurs, le débat de l'entre-deux tours a esquivé les sujets internationaux. Un peu d'Europe et pschittttt... Plus rien. L'Irak ? L'Iran ? Nos relations avec les Etats-Unis ? Le rôle de la
France au Proche Orient ? Rien. Pas un mot ! Et pourtant, Ségolène Royal avait commencé sa campagne en lui donnant un fort accent gaullien. N'avait-elle pas rencontré tous les protagonistes du conflit israëlo-palestinien dès sa désignation par le Parti socialiste ? Tous, y compris des députés du Hamas. Cela lui
avait valu une première vague de critiques en France. Les médias relevaient alors une première "gaffe" de la candidate. Bien au contraire. Alors que l'Union européenne avait choisi
de boycotter les résultats des élections libres de janvier 2006, qui avaient été remportées par le Hamas, Ségolène Royal préférait la négociation et la voie diplomatique. Ne pas
mettre le Hamas au ban de la communauté internationale pour ne pas isoler les Palestiniens. Le choix des Européens, dans la droite ligne de celui des Américains, a eu pour seul effet
d'affaiblir Mahmoud Abbas, le chef de l'Autorité palestinienne, qui lui aussi avait été élu assez largement en 2005. Le 14 juin 2007, la bande de Gaza est tombée entre les mains du Hamas,
plongeant les 1,5 millions d'habitants dans un chaos total. Les points de passage avec Israël et avec l'Egypte sont dorénavant fermés. Les Palestiniens sont totalement isolés, à la
merci des fondamentalistes chiites. Alors que faire maintenant ? Quelle place pour la France dans ce dilemne du Proche Orient ? Une évidence tout d'abord : seule, la France ne peut
rien faire. Il faut renforcer la diplomatie européenne. Et cela passe inéluctablement par la levée des sanctions financières et par la création d'un ministère des Affaires étrangères propres
à l'Union européenne. Cette idée devra être inscrite et fortement défendue par le Parti socialiste. La France doit continuer à entretenir des relations avec tous les acteurs
palestiniens, y compris le Hamas. Elle doit aussi convaincre Israël que sa sécurité passe par un retrait des territoires toujours occupés.
par Frédéric Le Loc'h
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Je vous propose d'écouter l'interview de Manuel Valls sur RTL ce matin. Il dit tout haut ce que pensent nombre de militants. Il faudra compter avec lui
pour la refondation du parti. François Hollande ne peut pas rester Premier secrétaire jusqu'en 2008. Il est aujourd'hui un obstacle au travail de critique à mener sur, non pas les 5
dernières années mais les dix dernières années de notre parti. Il n'est pas le seul responsable de l'échec. Lionel Jospin a une grande part de responsabilité dans les défaites de 2002 mais aussi
de 2007. Le projet d'il y a cinq ans n'était pas non plus en adéquation avec l'opinion publique. Hollande ne doit pas être un bouc émissaire... en tout cas pas le seul.
par Frédéric Le Loc'h
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Le 17 juin prochain, les candidats socialistes qualifiés pour le second tour devront rassembler tous les électeurs qui ne veulent pas donner une trop large majorité à
l'UMP. A quoi peuvent bien servir 500 députés UMP sinon à approuver les lois qui leurs seront proposées ?
Avec une très faible opposition, il n'y aura pas de débat possible au Parlement. Cette réalité me fait ouvrir les yeux sur la grande nécessité de réformer les institutions et d'introduire
une dose de proportionnelle. Si nous revenons au pouvoir (à condition de nous mettre au plus vite au travail), il faudra impérativement faire cette réforme. La démocratie exige un équilibre. Un
parti unique et une Assemblée monochrome ne seront en aucun cas profitables au pays. Comme le dit François Hollande, au cas où l'opposition serait quasi inexistante dimanche prochain, il y
a fort à penser que la contestation des prochaines réformes scélérates (et je pense à la réforme des universités, au contrat de travail unique, à la franchise médicale...) se fera dans la rue.
Une démocratie se joue au contraire dans les urnes.
Alors plus que quelques jours, chers camarades, pour mobiliser au maximum les électeurs qui sont restés chez eux, probablement blasés par le résultat du 6 mai dernier. Mobilisons mais ne draguons
pas de trop les candidats du Modem. J'ai trouvé déplacée la danse du ventre de Ségolène hier dans la journée. Ne recommençons pas l'entre deux tours de la Présidentielle. Il ne sert à rien
d'attendre de la part de Bayrou un message qui ne viendra jamais. Attaquons au contraire les projets futurs de Sarkozy. Je reconnais qu'en ce moment (mis à part l'abus d'alcool au G8), il s'en
sort plutôt pas mal. Tenez hier encore il a abrogé le décret Robien. L'enseignant que je suis a été soulagé par cette annonce mais je connais l'animal et je demeure prudent. Darcos me paraît être
un homme sérieux. Il fut longtemps professeur et donne à l'Education nationale l'image d'un ministre réfléchi, cultivé et modeste. Ce n'était pas le cas de ses prédécesseurs depuis bien longtemps
(socialistes compris !). Au moins, pour ce maroquin là il n'y a pas eu d'erreur de casting !
par Frédéric Le Loc'h
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A moins d'une heure trente de la publication des résultats de ce premier tour des élections législatives, je voudrais dire à quel point une opposition solide à
l'Assemblée nationale n'a jamais été aussi importante. Nicolas Sarkozy et l'UMP ont le mérite d'avoir annoncé clairement aux électeurs un ensemble de réformes. Les promesses de
Sarkozy risquent pourtant de décevoir bon nombre de Français. A qui profiteront le plus les baisses fiscales ? Tous les Français pourront-ils payer cette franchise médicale
? A combien s'élèveront les frais d'inscriptions et les frais pédagogiques dans les universités ? Il va de soit que ces réformes constituent à mes yeux des régressions considérables. Je
sais qu'elles ne heurtent pas les électeurs de droite et que nombre d'électeurs sont suffisament désabusés pour accorder leur confiance à Sarkozy.
Je crains que le faible taux de participation soit de mauvais augure. A entendre les commentateurs qui prennent l'antenne à 18h30, la carte de l'abstention correspond a peu de
chose près aux circonscriptions tenues par la gauche. Nos électeurs semblent avoir boudé les urnes ou baissé les bras. Je ne suis pas surpris. Les médias n'ont pas couvert cet
enjeu électoral pour des raisons qui semblent évidentes. Mais on ne peut pas se contenter de rejeter la faute sur eux. Dans notre propre camp, certain(e)s jouent une partition très personnelle en
vue du prochain congrès. Il est temps pour nous de tout remettre à plat.
par Frédéric Le Loc'h
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