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Coup de coeur


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Les têtes raides
 



Guillaume Bachelay, Désert d'avenir ?
Le Parti socialiste, 1983-2007

Samedi 14 juillet 2007

halde.jpgJe ne sais pas comment formuler les lignes qui vont suivre tant ma colère est grande. Comme vous avez pu le lire dans les messages précédents, je suis depuis quinze jours à la recherche d'un nouveau logement sur la ville de Pont-Audemer. Avec ma compagne, nous avons donc fait le déplacement dans la journée de jeudi pour trouver un appartement qui nous convienne. Au bout de la troisième visite avec l'agent immobilier, nous avons eu tous les deux un grand coup de coeur pour un magnifique appartement restauré dans le respect total des maisons à pan de bois, excellement situé et donnant sur la rivière de la Risle qui traverse la ville. Le propriétaire (mèdecin généraliste) était présent et nous lui avons dit à la fin de la visite à quel point nous étions séduits et notre notre souhait de louer son appartement. Nous nous sommes donc rendu dans l'agence immobilière (Guy Hoquet) pour signer les documents et remplir les chèques nécessaires. Je ne vous raconte pas notre joie sur le chemin du retour à l'idée de vivre dans un tel cadre et d'avoir trouvé la bonne affaire. Notre enthousiasme était tel que nous n'avons pas ressenti les cinq heures d'autoroute qui ont suivi. Et puis, patatrac... Le téléphone sonne vendredi matin et au bout du fil un agent immobilier dans ses petits souliers : "Je ne sais pas comment vous dire, mais le logement n'est plus à la location !". Je lui demande donc si la couleur de peau de ma compagne est à l'origine de cette volte-face du propriétaire et là, malaise de mon interlocutrice qui prend peur au moment où je lui parle de mon intention de saisir la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité), et qui prend la décision d'appeler sur le champs le propriétaire. Quelques minutes plus tard, elle me rappelle avec une histoire tout aussi peu crédible que la précédente. Que puis-je conclure ? 
- Une agence immobilière accepte de couvrir l'attitude honteuse d'un notable qui ne veut pas d'une jeune femme d'origine étrangère dans son logement. 
 
- Ne jamais se fier aux apparences. Comme le dit l'écrivain québécois Adolphe Brassard, "l'hypocrisie se cache parfois sous la franchise du regard".
Ma compagne est profondément blessée par ce qui vient de lui arriver. A 24 ans, c'est la première fois qu'elle est victime de discrimination en France. Et pourtant, cela fait 23 ans qu'elle y vit ! 
Parmi les maux dont souffre notre pays, le racisme en est un qui ne semble pas prêt de disparaître. Nous sommes au XXIe siècle, nous nous faisons une fierté d'être le pays des droits de l'homme... Mais combien d'hommes et de femmes sont-ils victimes de pratiques discriminatoires dans notre pays ?
Je pense appuyer notre démarche de signalement à la Halde par un courrier à un député qui aura la volonté de nous aider dans le refus de toutes les discriminations. Toutes les bonnes volontés sont donc sollicitées pour mettre fin à ces comportements qui ne renvoient pas une image flatteuse de la France.

par Frédéric Le Loc'h publié dans : coup de sang
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Mardi 10 juillet 2007

sarko-copie-1.jpgCela fait maintenant plusieurs jours que je n'ai pas laissé de message sur ce blog, non pas que je me sois désintéressé de l'actualité mais voilà il me faut trouver au plus vite une nouvelle adresse dans le canton de Pont-Audemer (circonscription d'un certain Hervé Morin). Je multiplie donc les allers-retours entre le Pays bigouden et le département de l'Eure. C'est ma première acquisition et je mesure la gravité du choix que je m'apprête à faire. Je ne peux m'empêcher de saluer par ironie les Bretons qui ont la chance de rester au pays... 
Je suis donc très occupé ces jours-ci voire débordé mais je ne peux m'empêcher de vous faire partager un sentiment que je ne parviens pas à caractériser mais qui doit aussi vous traverser.
En effet, je trouve notre président un peu trop présent dans le paysage politique. Certes, il applique déjà la réforme des institutions qu'il nous a promise durant la campagne mais il fait preuve d'une célérité qui n'est pas vraiment démocratique en ceci que ni le parlement ni le peuple n'ont été consultés dans cette volonté de réforme. A ce propos, je regrette profondément la participation de Jack Lang à cette mascarade. 
Nous pouvons toujours nous réjouir de la bonne santé de notre président qui du jour au lendemain occupe et la scène européenne et la scène algéroise. Mais voilà, il ne peut être et au four et au moulin. Pardonnez moi cette formulation triviale mais le voir occuper le devant de la scène de façon quotidienne me met hors de moi. Il s'agit d'une interprétation très monarchique des institutions de la Ve République. Pourtant je ne partage pas la crainte de le voir accaparer les pleins pouvoirs et se transformer en un césar du XXIe siècle. Nicolas Sarkozy se comporte davantage comme un pragmatique libéral. Contrairement à ce que voudrait nous faire croire le discours gauchisant, c'est un démocrate qui a bien compris l'utilité de l'appareil médiatique. Ce n'est ni un fachiste, ni un bonapartiste. Il est vrai qu'il bénéficie de nombreux relais dans les médias et dans les milieux patronaux mais il peut aussi compter sur des soutiens dans les milieux syndicaux. Sarkozy n'est pas Napoléon III. J'aimerai que mes camarades le comprennent une bonne fois pour toute : le président n'est pas un ennemi mais un adversaire.  Une des clés de notre réussite aux présidentielles de 2012 réside dans notre capacité à ne pas diaboliser notre adversaire. Je pense que nous avons le devoir de jouer pleinement notre rôle d'alternance à la majorité de droite en proposant une audacieuse réforme des institutions de la Ve République en imposant le non-cumul des mandats, l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives, une réforme des élections sénatoriales. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy souhaite s'exprimer devant les parlementaires, après tout pourquoi pas... mais dans ce cas, ne serait-il pas démocratique d'introduire la procédure de censure en cas de désaccord avec la politique du Président ?


par Frédéric Le Loc'h
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Samedi 7 juillet 2007

dsk.jpgEn me rendant ce matin sur une plage du Pays bigouden pour une agréable promenade "à la fraîche", j'ai été troublé par une information qui circulait visiblement depuis hier matin. Le président de la République s'apprêterait à soutenir la candidature de Dominique Strauss Kahn à la direction du Fonds Monétaire International. Nul ne doute de la volonté de Nicolas Sarkozy de vouloir encore semer le trouble dans les rangs de l'opposition. Mais passons pour une fois sur ces manoeuvres politiciennes et revenons au cas DSK. En effet, comme de nombreux militants, j'attends beaucoup de la contribution de ce-dernier à la refondation du PS. Qu'on soit pro ou anti-DSK on ne peut nier le poids des valeurs qu'il incarne dans le renouveau du PS. Je ne pense pas qu'il soit candidat au poste de premier secrétaire mais je compte sur son investissement personnel dans le renouveau de ce parti politique. DSK a toutes les compétences et toutes les qualités pour faire un très bon directeur du FMI et nous savons tous que dans le contexte inflationniste actuel, il faut un homme solide à la tête de cette institution internationale. C'est donc par égoisme partisan que je souhaite le voir rester sur la scène politique nationale. Les débats de l'an prochain qui se termineront, nous l'espérons, par un congrès qui saura tracer une ligne claire, ne pourront se faire sans DSK. On peut s'interroger sur le choix de Nicolas Sarkozy ? La politique d'ouverture du président de la république me surprend tous les jours. Et si derrière cette démarche il n'y avait pas un aveu de faiblesse ? Pourquoi recrute-t-il tant dans l'opposition ? N'y a-t-il pas des hommes aussi talentueux et compétents à droite ? Visiblement, Nicolas Sarkozy ne les voit pas.

par Frédéric Le Loc'h
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Mercredi 4 juillet 2007

Dans son édition du mardi 3 juillet, le journal Le Monde a publié quelques notes de la cellule africaine de l'Elysée entre 1990 et 1994 relatives au génocide rwandais. Les archives de l'Elysée versées au Tribunal aux armées de Paris, ne peuvent qu'accroître le malaise. Il apparaît que dès 1990, l'ambassadeur de France à Kigali faisait état des massacres de tutsis dans les régions contrôlées par le MRND (parti du président Habyarimana). Il mettait en garde les autorités françaises contre un éventuel retrait des troupes "qui aurait pour résultat d'aggraver la répression et les persécutions, et conduirait à l'élimination totale des tutsis". Le président François Mitterrand semble avoir  apporté un soutien sourd et aveugle, en tout cas jusqu'en 1993, au président rwandais dans le but de limiter au maximum l'influence anglo-saxonne dans la région. Il convient aujourd'hui de faire toute la lumière sur cette part d'ombre du dernier septennat de François Mitterrand. La mission d'information parlementaire présidée par Paul Quilès avait conclu en 1998 à l'absence de responsabilité de l'Etat français dans le terrible génocide qui a fait près de 900 000 victimes en 1994. Que conclure après la lecture de cette double page du Monde
Oui, l'Elysée était au courant de la planification du massacre des tutsis en cas de retrait des troupes françaises. 
Oui, la France a apporté en toute conscience du danger une aide militaire au régime de Kigali. 
Oui, l'Etat français continue de nier l'évidence en ce qui concerne sa part de responsabilité dans la tragédie rwandaise. 
Je ne pense pas qu'il faille pour autant poursuivre les anciens collaborateurs de François Mitterrand car il est évident qu'il n'y a jamais eu la volonté de collaborer avec les extémistes hutus. Mais il y a eu une faute d'appréciation très lourde de conséquences humaines. La déclassification des archives de l'Elysée permettra aux historiens de faire toute la vérité sur ce crime contre l'humanité.

par Frédéric Le Loc'h
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Mercredi 4 juillet 2007

jack-lang.jpg J'ai retrouvé ma ligne adsl et je peux de nouveau poster quelques messages. Le retour en Bretagne se fait sous un ciel plutôt menaçant mais je ne cache pas mon plaisir de me promener à nouveau sur les plages de la baie d'Audierne. A chaque retour, je pense à tous les Cornouaillais qui ont la chance de profiter au quotidien de ces petits plaisirs... L'actualité politique de ces derniers jours est assez riche. Entre la déclaration de politique générale du premier ministre, l'absence de modestie du Président de la République qui pense avoir réussi la synthèse du oui et du non dans son traité simplifié, le nouveau centre d'Hervé Morin qui se comporte déjà comme une armée mexicaine mais qui ne peut prétendre à un financement publique dans la mesure où ses candidat n'ont pas obtenu 1% des voix dans 50 circonscriptions ou encore le projet de loi très controversé sur la récidive... Mais je consacrerai mon premier émoi de vacance à la poursuite des débauchages à gauche de Nicolas Sarkozy. Sa méthode commence à être bien huilée. On fait appel à quelques personnalités en mal de reconnaissance et on leur donne soit un secrétariat d'Etat soit une mission... Je comprends l'empressement du Président de la République à user des compétences d'Hubert Védrine et je ne peux blâmer l'ancien ministre des Affaires étrangères d'accepter la tâche qui lui est confiée. Hubert Védrine est un homme dont l'autorité et le talent ne sont contestés par personne. Il appartient à la famille socialiste mais il s'est toujours tenu à l'écart des combats électoraux. Il n'en est pas de même de Jack Lang et la démarche de l'ancien porte-parole de Ségolène Royal me laisse plus perplexe. En effet, c'est lui et non Nicolas Sarkozy qui a demandé à ce qu'on lui confie cette mission. Le malaise est donc légitime.

par Frédéric Le Loc'h
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Vendredi 29 juin 2007

drapeau-breton.jpgEn raison de mon déménagement estival en Bretagne, mon blog restera muet durant quelques jours, le temps pour moi de retrouver ma connexion adsl sur le littoral cornouaillais. A très bientôt, Kenavo, ar vechal !

par Frédéric Le Loc'h
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Vendredi 29 juin 2007

Alors que Nicolas Sarkozy a mené toute sa campagne sur le thème de la hausse du pouvoir d'achat des ménages, nous apprenons aujourd'hui que le risque d'inflation n'a jamais été aussi sérieux. Nous constatons tous depuis deux ans les hausses inquiétantes du prix du litre d'essence et nombreux sont les automobilistes qui regrettent la suppression de la TIPP flottante. Mais voilà qu'une nouvelle menace pèse sur les consommateurs. Depuis plusieurs mois, les prix des matières premières agricoles grimpent et les industriels de l'agro-alimentaire ne peuvent plus faire autrement que de répercuter ces prix sur leurs produits (75% pour la poudre de lait, 60% pour le blé, 50% pour le beurre...). Cette flambée des matières premières s'explique par une demande soutenue et une offre qui diminue en raison de la sécheresse en Australie et en Ukraine, de la raréfaction des stocks et de la réorganisation du mécanisme des fonds européens (source : Le Monde du 29 juin). Au moment où le gouvernement annonce son intention de ne pas donner de coup de pouce au SMIC, l'avenir paraît s'obscurcir pour la nouvelle majorité. Les promesses faites aux électeurs durant la campagne semblent mal engagées. Hausse de la facture énergétique dans les prochains mois, hausse des loyers au 1er juillet prochain, hausse des prix sur les produits alimentaires, hausse des carburants et pour compenser cela deux ou trois malheureuses heures supplémentaires. On est bien loin du "travailler plus pour gagner plus". Les électeurs qui ont cru à ce slogan de campagne risquent d'être fort déçus !

par Frédéric Le Loc'h
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Vendredi 29 juin 2007

cop--.jpgEn zappant hier soir sur les différentes chaînes de télévision, je me suis arrêté quelques instants sur le programme de la chaîne parlementaire. De quoi s'agissait-il ? Le titre de l'émission était alléchant : "Pourquoi la droite a gagné ? Pourquoi la gauche a perdu ?". Je m'attendais en conséquence à une analyse pertinente de politologues et de cadres du parti socialiste voire (et c'est regrettable de faire la distinction) de responsables de la campagne de notre candidate. Mais je n'avais pas lu entre les lignes qu'il s'agissait en fait d'une réunion de l'UMP. Le maître de cérémonie n'était pas le journaliste de LCP mais bien Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale... Dans sa grande magnanimité (et tout le monde connaît l'attachement de ce-dernier au parti socialiste), Copé a déclaré vouloir contribuer à la rénovation de la gauche en France, nous appelant à faire notre révolution sociale-démocrate ! Vous vous souvenez peut-être des propos de campagne du même Copé qui comparaît il y a quelques semaines encore les militants socialistes de Meaux à "une bande de cloportes". Et bien ce cher Copé veut maintenant participer à la rénovation du Parti socialiste. Devant tant de générosité, nous ne pouvons que ... rigoler. C'est bien lui qui avait pourtant promis, dans un livre médiocre, d'arrêter la langue de bois. L'UMP n'a plus à s'en faire, elle a trouvé le digne héritier d'André Santini... J'aurai pu changer de chaîne après cette déclaration mais ma curiosité m'a poussé à rester un peu plus longtemps pour comprendre la présence de Michel Charasse. On savait tous que le sénateur du Puy-de-Dôme était plutôt un marginal mais les propos qu'il a tenu hier m'ont profondément déplu et même choqué. Pourquoi Charasse est-il encore au Parti socialiste ? Il y a fort à croire qu'il n'a même pas voté socialiste aux deux tours de l'élection présidentielle... Si un militant avait tenu les mêmes propos que ce dernier, je pense qu'il était passible de la commission des conflits. Mais voilà, selon que vous serez puissant ou misérable la justice vous rendra blanc ou noir, disait La Fontaine.

par Frédéric Le Loc'h
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Jeudi 28 juin 2007

ayrault.jpgCette journée de mercredi avait un parfum très brittanique. Non seulement il y avait cette passation de pouvoir au 10 Downing Street entre Tony Blair et Gordon Brown mais il y avait aussi l'annonce de la composition du shadow cabinet du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Cette initiative prise par Jean-Marc Ayrault mérite d'être saluée car elle fait partie des réformes indispensables à la reconquête du pouvoir. L'opposition ne se cantonnera plus à rejeter les propositions de lois émanant du gouvernement ou de la majorité présidentielle mais elle fera usage de son pouvoir pour alerter l'opinion quand il le faudra, pour résister quand il sera nécessaire mais aussi et surtout elle fera des propositions ou des contre-projets de lois. Car il s'agit bien de repenser notre projet présidentiel. Non, notre projet n'était pas aboutit. Il est faux d'affirmer que nous avons perdu cette élection présidentielle car nous n'avons pas bien défendu ce projet. Nous l'avons tous incarné durant la campagne mais ce n'est pas une sinécure de dire qu'il ne répondait pas à l'attente des Français. Prétendre le contraire, c'est faire reposer la faute sur les seules épaules de Ségolène Royal et cela serait injuste. 
C'est parce que la gauche doit se rénover, c'est parce que le Parti socialiste doit changer de méthodes qu'on ne peut que saluer le cabinet fantôme mis en place par le Président du groupe socialiste. Maintenant, comme le dit Robert Badinter dans l'Hebdo des socialistes, il faut coordonner l'action des présidents de groupes à l'Assemblée et au Sénat pour que l'opposition parle d'une même voix et soit vraiment pugnace durant cette XIIIe législature. Il propose une rencontre hebdomadaire des deux présidents avec le premier secrétaire du PS. Je pensais naïvement que cela se faisait déjà. Mais le travail qui se fera à l'Assemblée ne sera pas suffisant pour reconquérir les électeurs. Si nous voulons revenir au pouvoir il faudra refondre notre projet politique et pour cela repenser notre logiciel. Le congrès de l'an prochain doit donner lieu à une vraie réflexion et à un vrai débat. Tous les sujets doivent être abordés, toutes les réformes assumées. Certes, cette phase de préparation du congrès interviendra dans une période électorale puisque les municipales auront lieu en mars 2008. Cela ne nous laisse pas beaucoup de temps pour faire le bilan de ces deux élections perdues et tracer le chemin des victoires futures.

par Frédéric Le Loc'h
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Mardi 26 juin 2007

correction.jpgDemain matin, je répondrai à mon obligation d'enseignant en me rendant dans le centre d'examen qui m'a été attribué pour la correction de l'épreuve d'histoire-géographie du Brevet des collèges. Comme chaque année, je vivrai le rituel de la distribution des copies et je corrigerai les miennes avec le même stress qui s'empare des candidats au moment de la distribution des sujets. C'est toujours un moment étrange de se retrouver face à une copie anonyme et de voir la manière dont est traité le sujet. Je mentirai si je ne disais pas qu'il s'agit d'un moment important dans l'année d'un professeur. Je suis attaché à ce diplôme car il marque la fin d'un cycle, celui du collège. Les élèves tiennent également à cet examen car il sanctionne pour eux une année importante dans leur vie d'adolescent, la troisième. Les détracteurs du brevet me répondront qu'il ne sert plus à rien puisqu'il n'est plus indispensable pour l'entrée au lycée. Alors autant le supprimer car tout cela coûte cher et à une époque où il faut faire des économies, il n'y a pas de petits profits. Il ne sert plus à rien ? Faux. Il s'agit peut-être du seul diplôme que décrochent ceux qui choisissent d'entrer rapidement sur le marché du travail par la voie de l'apprentissage. D'ailleurs, bien souvent, ce sont ces élèves qui nous surprennent par les efforts qu'ils fournissent dans l'optique de décrocher ce bout de papier. Il ne sert plus à rien ? Alors pourquoi ne pas réfléchir à la possibilité d'en rétablir le prestige ? En ce qui me concerne je ne serai pas choqué si la moyenne obtenue au brevet était prise en compte pour le passage en seconde. Il ne s'agit pas d'en faire l'unique condition mais on peut facilement admettre qu'un élève qui n'a pas obtenu une moyenne de 8/20 au brevet a un certain nombre de lacunes et risque de rencontrer de sérieuses difficultés au lycée.

par Frédéric Le Loc'h
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